Kamakura, visite de la ville en bord de mer au Sud de Tokyo
- David Verdier Photographie DV Photographie
- il y a 3 jours
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Situé au Sud la prefecture de Kanagawa, Kamakura est une ville qui se distingue d'abord par son identité géographique "entre Mer et Montagnes". Au Nord et d'Est en Ouest, de nombreuses collines boisées forment une barrière naturelle unique, telle une forteresse imprenable que les samouraïs pouvaient aisément défendre. Au Sud, depuis la plage de Yuigahama, on peut voir l'immense baie de Sagami et observer les couchers de soleil avec la chance d'appercevoir le Mont Fuji si les conditions climatiques le permettent. Kamakura, c'est aussi un lieu historique où temples et sanctuaires se trouvent en grands nombres, ce qui attire forcément une foule touristique venue de Tokyo (accessible en seulement 1h de train).
Voici donc le résumé de ma journée dans la capitale des samouraïs : Kamakura.
Visite de la ville
Tout au long de la journée et au fur et à mesure des visites, la ville se découvre. Relativement petite, je la parcours facilement à pied. Directement sorti de la gare JR, j'aperçoit un grand Torii rouge coincé entre des immeubles. Il symbolise le début de Komachi-dori, la rue shopping-street de Kamakura. Ici je comprend tout de suite que la ville est connue, et de nombreux flux de touristes se succèdent.
N'étant que peu friand de ces ambiances où bousculades et pietinnage sont monnaie courante, je décide de m'éloigner de cette zone pour me diriger vers l'ouest et rejoindre une rue qui longe la voie ferrée. En remontant vers mon premier objectif qu'est le temple Jufuku-ji, je remarque de nombreux petits sanctuaires qui me plongent directement dans une atmosphère plus spirituelle.
Jufuku-ji temple
Premier arrêt de la journée. Malgré sa petite taille, il s'agit du troisième temple parmis les "Cinqs Grands", les Kamakura Gozan. De grands temples bouddhistes érigé à Kamakura, ville principale d'arrivée de cette religion quand elle fût importé de Chine.
Fondé en 1200 par Hojo Masako, l'épouse de Minamoto no Yoritomo (premier Shogun de Kamakura) le fît construire en l'honneur de son marie défunt.

Si l'intérieur du batîment principal n'est généralement pas ouvert au public, c'est surtout son allée de pierre (sando), bordé de pins et cèdres centenaires, qui attire l'oeil. Le jeu d'ombre et lumière que créé la végétation est un contraste magnifique. Côté photo, je me régale. Le silence règne et le vent s'engouffre dans les branches, amenant une couche de mystique au lieu. Je suis pile dans le Wabi-sabi, un concept esthétique japonais qui prone la beauté de la simplicité et la patine du temps.

Je quitte les lieux comme appaisé, ayant presque eu l'endroit pour moi tout seul. Je me dirige maintenant vers le centre ville et l'un de ses sanctuaires principal.
Tsurugaoka Hachimangu

C'est le coeur battant et flamboyant de Kamakura, une étape incontournable, où l'esprit des samouraïs rencontre l'architecture shinto. Pour y arriver, j'emprunte l'immense avenue Dankazura. L'axe principal de la ville où se trouvent de nombreux restaurants et boutiques, où les sakuras fleurissent au Printemps et qui descend jusqu'à la mer. Le tout ponctué de trois immenses Toriis.
Fondé au début du XIème siècle, se trouve à l'intérieur du sanctuaire la divinité Hachiman, dieu de la guerre et protecteur du Japon. Pour atteindre l'édifice principal (Hongu), il faut gravir les 61 marches du grand escalier. Au bas de cette colline, on retrouve les Étangs de Lotus (Genpei), le Pont Tambour (taiko-bashi) ainsi que le pavillon de danse (Maiden).
Je suis subjugué par la beauté des structures shinto laquées rouge vermillon de style Gonzen-zukuri. Bien qu'ici le résultat architectural est un mélange d'une influence bouddhiste appelé Shinbutsu-shugo. C'est un style très visuel et graphique, qui n'est pas mon préféré mais qui reste un véritable plaisir pour les yeux, et un cadeau pour de la photo haute en couleur.
Le "Vermillon de Kamakura" n'est pas un simple choix de décoration mais bien une barrière spitituelle. Il y a un contraste entre le rouge "sang et vie" (couleur qui repousse les mauvais esprits et les impuretés) et le gris "pierre de temps" de la toiture en écorce de cyprès (Hinoki) et tuiles de terre cuite (Kawara). Il symbolise l'équilibre entre l'énergie divine et la pérennité de la nature.
La plage Yuigahama

Une fois la visite du sanctuaire terminée, je descend la longue avenue Dankazura. Il faut marcher plus de 20min pour atteindre la plage et apercevoir l'océan. À mon arrivé, le soleil est en train de ce coucher. Les lumières et les textures dans le ciel sont magnifiques. Les nuages sont présent en grand nombres et je n'apperçois malheuresement pas le Mont Fuji qui de ce que j'avais compris, est visible d'ici. Je termine la journée en observant les vagues de lycéen(ne)s quittant l'école et se retrouvant ici pour jouer ensemble et vaquer à leurs occupations d'adolescents japonais.
Au final je n'aurais même pas visité la moitié des éléments touristiques de la ville (les 5 temples, les bouddhas etc...) mais ma petite viré à la journée était déjà très intéressante. C'est une Japon très touristique que j'ai découvert à Kamakura, mais aussi rempli d'histoire et de batiment Shinto et Bouddhiste qui raviront les fans d'un Japon "traditionnel".

Bonus
Cette journée à Kamakura à aussi été l'occasion de rencontrer une faune locale dans des conditions "particulière". À l'image de ces magifiques Bulbul à oreillons bruns volant dans des arbustes aux fleurs roses, et cette buse du Japon, scrutant la rue à la recherche de son prochain repas.















































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